Néo-nazis suisses et tuerie islamophobe en Nouvelle-Zélande

Un journaliste du SonntagsBlick s’est intéressé aux posts des néo-nazis suisses sur les réseaux sociaux après la tuerie islamophobe de Christchurch en Nouvelle-Zélande. Le chef du Parti nationaliste suisse (PNOS) a par exemple déclaré son admiration pour le tueur, tout comme un néo-nazi genevois nommé « F. S. » qui a posté un statut « I’m New Zealand » sur Facebook. D’après l’auteur, les services de renseignement suisses « ne peuvent légalement pas les surveiller » car ils sont classés « extrémistes violents » et pas « terroristes ». On peut toutefois noter que les services de renseignement suisse n’ont pas toujours été si légalistes, par exemple durant l’affaire des fiches. Le journaliste s’alarme aussi des nombreux selfies de néo-nazis armés qui circulent sur la toile.

Uniter : État profond germano-helvétique?

Histoire hallucinante dans la NZZ qui évoque l’association « Uniter », un groupe très nébuleux qui veut s’implanter en Suisse. Uniter est un groupe d’anciens soldats d’élite et espions allemands qui à l’origine veulent « aider les soldats rentrés au pays à récupérer après une blessure » mais qui était aussi une sorte de think tank sur les questions de sécurité. Ses membres cherchent à échanger avec des flics et militaires suisses et organisent un barbecue commun à Bâle. Mais là des flics suisses ont des doutes sur leurs motivations, car certains allemands leur proposent des « séance d’entraînement communes » en toute clandestinité. Ils se demandent si ce réseau ne vise pas à former un « deep state » au sein des forces armées allemandes. D’ailleurs son fondateur Andre S. est accusé en Allemagne d’avoir des liens avec l’extrême-droite. Par exemple sur le réseau « Uniter » avait aussi ses forums internes où les membres échangeaient sur un hypothétique « jour X » où l’ordre d’Etat s’effondrerait, déclenché par un afflux incontrôlé de réfugiés ou la troisième guerre mondiale ». Sur ce petit forum officiait aussi « Franco A. », un membre des services de renseignement allemand arrêté en 2017 pour conspiration alors qu’il voulait planifier des assassinats politiques en Allemagne.