L’homme le plus riche du monde veut une autre planète

Pour Jeff Bezos, patron d’Amazon et homme le plus riche du monde, la question de sauver la planète peut-être résolue d’une manière facile : l’abandonner pour coloniser l’espace. C’est pour cela qu’il a récemment dévoilé un protoype d’alunisseur qui pourrait servir à coloniser la lune – dans le cadre du projet « Blue Origin » que finance Jeff Bezos En attendant, sur terre, Amazon est en procès avec plusieurs femmes aux USA pour les avoir licencées alors qu’elles étaient enceintes – pour des questions de baisse de productivité. Peut-être qu’il faudrait laisser Jeff Bezos aller sur la lune tout seul. Et jeter les clés de la fusée de retour dans le cratère d’un volcan gardé par un dragon.

Robots vs. hérissons

La cybernétique est une arme de destruction massive – environnementale et sociale. À celles et ceux qui suggèrent que notre salut viendra du développement d’un « capitalisme vert intelligent », nous proposons la lecture de l’article du Matin au sujet des attaques de robot-tondeuses sur les hérissons du coin, ainsi que cet article de Business Insider sur les robots qui licencient les travailleur-euse-s développé par Amazon.

Raffinage de l’or mondial en Suisse

À quelques jours de l’ouverture du Sommet mondial des matières premières à Lausanne, le Courrier consacre une pleine page au raffinage de l’or mondial en Suisse et de ses implications politico-éhiques. On y apprend que « deux tiers de l’or mondial est raffiné en Suisse, où se trouvent quatre des six principales raffineries mondiales » et que la provenance de cet or sent particulièrement mauvais. Par exemple, « en 2013, l’ONG Trial avait accusé la raffinerie suisse Argor d’importer de l’or pillé par des groupes armés en République démocratique du Congo. »

Les deux faces de l’oseille suisse

Le Washington Post dans son édition du 15 mars 2019 consacre deux articles à des produits iconiques de la gastronomie helvétique (probablement soutenu par la promotion économique du DFAE): le vin blanc et le cube Maggi. Là, on retrouve les 2 faces de la médaille qui fonde le capitalisme suisse : d’un côté le prestige et la qualité (emmental vieilli au hip-hop, montres de luxe, thé des Alpes) et de l’autre des produits de destruction et d’acculturation massive, fleurons d’un colonialisme économique à la longue tradition (armes de précision, lait en poudre, bouillons frelatés).