Critiques internes à l’UNIGE

La presse s’est faite l’écho mercredi dernier d’un rapport critique du « parlement » de l’université de Genève sur son manque de démocratie interne et sa marchandisation. Pour Le Temps, l’université est en passe d’être « culbutée », et la critique de l’influence des fonds privés devient « une phraséologie que ne renierait pas un lider maximo ». On peut toutefois rassurer ces contempteurs du retour de la peste rouge : « Le rapport a valeur de recommandation » et le rectorat lui prépare déjà un enterrement de première classe par une opportune mais interminable procédure de consultation : « Avant que le rectorat ne prenne position, le rapport devra donc être soumis aux autres instances (conseil rectorat-décanats, conseil des facultés) ». Après tout, il serait bien dommage d’envisager sérieusement la fin du règne des mandarins universitaires ou de la précarisation du petit personnel…

Ça dérape au Service des votations

Le 20Minutes révèle qu’une perquisition a eu lieu au service des votations du Canton de Genève, jeudi 9 mai. Il semblerait qu’au moins un collaborateur de ce service (auditionné au Ministère Public) est soupçonné d’avoir modifié ou détruit des bulletins de votres lors d’élections ces dernières années (depuis 2011, selon Le Courrier – notamment en réussissant à lire ce que les gens votaient à travers l’enveloppe de vote lors du dépouillement du vote par correspondance. Des bulletins de vote auraient été retrouvés dans une poubelle. Un bon feuilleton à suivre, qui va chambouler une fois encore les institutions genevoises.

Squats féministes à Genève

Le Courrier parle des visites de squats du passé genevois menées par Marylou et revient sur le rôle qu’ont joué les maisons occupées par des femmes dans l’histoire locale. Ces espaces furent des lieux précieux d’élaboration et d’émancipation pour les luttes féministes et LGBTQI (mention du squat non-mixte de Pré-Naville et du squat gay Chez Brigitte), et permirent le développement de structures qui existent encore aujourd’hui, comme par exemple l’association Viol Secours. L’article revient sur la sinistre attaque de Pré Naville (où les agresseurs qui avaient séquestrés et violés des occupantes avaient été envoyés par le proprio lui-même), mais passe à côté d’une description plus riche de ces lieux, en oubliant de mentionner que l’occupation aux Grottes a ensuite donné naissance au Centre femmes, lieu d’organisation majeur des luttes féministes (avortement, remboursement des soins, campagnes contre le viol, soutiens aux prisonnières à Champ-Dollon…).