Aveugle adepte de la croissance verte

L’ancien conseiller d’État David Hiler (Verts) reconverti comme chroniqueur dans Le Temps donne une fois encore son avis sur le réchauffement. La thèse de M. Hiler est conforme à la vulgate globale sur cette question : il faut tous se mettre d’accord au niveau international avant d’avancer chez nous, sinon gare à la baisse de compétitivité. Dès lors, M. Hiler est partagé: il y a une belle prise de conscience des « dirigeants de bon nombre de grandes entreprises », mais ça a bloqué entre 2002 (Kyoto) et 2015 (COP21). Mais entre temps, M. Hiler trouve super les « avancées technologiques » et finit par une tirade d’un paternalisme rare sur la responsabilité des jeunes sur un air de Joe Dassin. On pourrait conseiller à cet adepte de la « croissance verte » la lecture de l’historien François Jarrige qui a montré comment la vision de la pollution comme un « effet pervers provisoire » qui va trouver une solution technologique est agitée sans succès depuis le début du 19e siècle.